La programmation pluriannuelle de l'énergie, dévoilée jeudi 12 février, doit répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté énergétique et de décarbonation de la France.

 
 

Pour remplacer les énergies fossiles, le gouvernement a fait le choix du nucléaire et, dans une moindre mesure, des énergies renouvelables. Ainsi, pour le solaire, avec 48 GW installés en 2030, les objectifs sont en reculs par rapport aux 54 GW qui avaient été mis initialement dans la concertation. En cause notamment : la faible consommation électrique actuelle.

Pour autant, certains professionnels sont soulagés. Ainsi, Enerplan "salue cette publication qui va donner aux filières énergétiques le cadre indispensable des prochaines années", après des mois d'arrêt. D'autant plus que ça aurait pu être pire, le scénario retenu n'étant pas le plus défavorable pour la filière.

D'autres dénoncent une opposition contre productive entre solaire et nucléaire : "La PPE doit être le contrat de confiance entre l’État et celles et ceux qui produiront l’énergie de demain. Opposer nucléaire et solaire est un faux débat : la transition énergétique repose sur un mix bas carbone complémentaire, organisé et pragmatique" alerte Paul de Préville, cofondateur d’Ensol et porte-parole de la SunTech.

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