Avec 7 kg/m², Solar Light TPO se destine plus particulièrement à la rénovation de bâtiments de grande surface en acier dans un objectif d'autoconsommation. "Son poids limité ainsi que sa rapidité de mise en œuvre en une seule opération permet à la fois d'éviter les renforcements de structure et les pertes d'exploitation dues à la fermeture du site pendant les travaux. En outre, les charges sont réparties et l'interconnexion entre le panneau et l'étanchéité évite les effets des charges ascendantes. Elle permet en outre, en cas de grêle, de partager l'absorption de l'énergie entre l'étanchéité, l'isolant et le panneau ", précise Julien Gaume, co fondateur et directeur technique de Heliup. Cette conception permet également de réduire la quantité de matière utilisée pour la fabrication du produit. "Nous ciblons le marché des bâtiments sur lesquelles des panneaux traditionnels cadrés sur plots ou sur rails ne peuvent pas être installés", explique Jean-Luc Roudaut, directeur régional et responsable photovoltaïque France chez Elevate.
L'ETN définit ainsi son domaine d'emploi : le support doit être en tôle d'acier nervuré avec une pente comprise en 3 et 100 % ou courbe et une hauteur de bâtiment limité à 30 m de type tertiaire, industriel, logistique, ERP, ICPE… Il est classé BRoof(t3). Il est adapté :
- aux réfections avec conservation de l'étanchéité existante. Dans ce cas, une couche de désolidarisation en voile de verre ou géotextile doit être prévue. Les isolants classés B sont autorisés sous réserve d'un prédiagnostic.
- aux neuf ou aux réfections complètes.
- aux rénovations avec surisolation classée C (avec conservation partielle de l'isolant et ajout d'un nouveau lit haute densité).
À noter que les assurances exigent que procédé soit installé par des étancheurs ou photovoltaïciens ayant suivi une formation spécifique.
Enfin, le panneau photovoltaïque est fabriqué en France, plus précisément en Isère. Il associe cellules en silicium cristallin et technologie d'encapsulation brevetée pour plus de robustesse mécanique, un effet autonettoyant et une production d'électricité à haut rendement (supérieur à 20 %). Les retours d'expérience montrent d'ailleurs que, sur un bâtiment consommant 3 000 MWh/an, une toiture équipée avec 500 kWc est rentable en moins de 10 ans et la nouvelle membrane mise en œuvre est remboursée en six ans.