Pour la rénovation des sols de la loge des otaries du zoo de Vincennes, la sécurité des bêtes pendant et après les travaux a conditionné à la fois le choix des produits et le calendrier de mise en œuvre.

Au zoo de Vincennes, les otaries profitent depuis quelques semaines d’une loge au sol entièrement rénové. Les deux bassins, l’un dédié aux soins (20 m²) et l’autre à la nage (50 m²), les cellules ainsi que la partie courante ont en effet bénéficié du renouvellement complet de leur système d’étanchéité liquide. « Lors de la réhabilitation du site entre 2011 et 2014, une simple couche de peinture avait été appliquée sur le procédé en résine existant. Avec le temps, elle a fini par s’écailler, se déliter… Il fallait reprendre l’ensemble du complexe », explique Carlos Marques, responsable du service assistance/service de l’entreprise d’étanchéité Etancheco.

Une première expérience réussie de reprise d’étanchéité à la résine à la jonction entre la baie de vision et le rocher du bassin des loutres a convaincu le mainteneur (Bouygues énergie services) de recourir au même type de produit à chaque fois que nécessaire. « La loge des otaries est notre première intervention au sein du zoo mais sûrement pas la dernière. »

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Cohabitation

La définition du procédé a été réalisée en étroite collaboration avec l’équipe scientifique du zoo. « Les contraintes liées à l’animal et à leurs soins étaient prioritaires. La couche de finition notamment ne devait être ni trop rugueuse pour ne pas blesser les otaries ni trop lisse pour éviter les risques de glissance pour les soigneurs. » C’est un système d’étanchéité liquide à base de résine de polyméthacrylate de méthyle (PMMA), composé d’un primaire, d’un voile de renfort, d’un revêtement épais autolissant et d’une couche de finition grise claire avec adjonction de micro-chips noires et blanches, qui a été appliqué. « La délimitation rouge des pourtours de bassins, imposée par le CHSCT du muséum du zoo de Paris, est réalisée par une couche de finition supplémentaire. » L’intégralité du support avait préalablement été minutieusement préparée par ponçage et ragréage éventuel.

Les nombreux points singuliers de l’ouvrage ont nécessité quelques adaptations techniques comme sur les relevés réalisés sur les cloisons en inox. « Pour préparer le support et garantir la bonne tenue du primaire (spécifique pour une mise en œuvre sur métal), nous avons griffé la paroi inox à l’aide d’un disque à lamelle abrasif. » Mais ce qui a demandé aux intervenants le plus de souplesse finalement, c’est le voisinage. « Les rhinocéros occupent l’enclos contigu. Afin d’éviter de les gêner avec le bruit et la poussière, nous ne pouvions intervenir que lorsqu’ils étaient dans la partie extérieure de leur habitat. C’était normalement le cas chaque matin… s’ils acceptaient de sortir. Dans le cas contraire, nous devions nous rabattre sur des tâches plus discrètes comme le nettoyage. Mais ça n’est arrivé que rarement. De manière générale, notre mois de cohabitation a été excellent. » Quant aux otaries, elles ont réintégré leur résidence en toute sécurité. 

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Les intervenants

Maître d’ouvrage : Museum National d’Histoire Naturelle

Maître d’œuvre : Bouygues énergie services

Entreprise d’étanchéité : Etancheco

Les produits

Etanchéité liquide : Triflex BFS

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