L’architecture de la résidence pour personnes âgées « Château Gaillard » à Villeurbanne mise sur les espaces communs pour favoriser les échanges et les déplacements de ses résidents. De vastes terrasses invitent à la promenade.

La nouvelle résidence pour personnes âgées de Villeurbanne, baptisée « Château Gaillard » et conçue par l’agence d’architecture Atelier du Pont, se revendique comme un trait d’union vecteur de lien social et d’échanges. Ainsi, le restaurant permet d’accueillir des visiteurs tout comme les espaces dédiés à l’animation et au bien-être. Cette ouverture vers l’extérieur se matérialise également par le traitement des terrasses qui offrent à la fois des vues agréables pour les résidents et des espaces accessibles et aménagés qui invitent à la promenade et pourquoi pas à l’activité physique.

L’ensemble est composé de trois bâtiments R+5 en béton reliés par de vastes terrasses situées au R+1 et R+2. Chacune alterne les parties jardins et circulables, composées de différents types de revêtement. « La terrasse du premier étage prend la forme d’un triangle dont chaque pointe est traitée différemment. Sur une première pointe, des jardinières ont été installées sur l’élément porteur avant notre intervention, encadrées par un revêtement en béton désactivé, explique Nicolas Blairy, conducteur de travaux pour l’entreprise d’étanchéité SIE, en charge du lot. Une autre partie a été conçue comme un jardin avec une épaisseur de terre de 80 cm. Enfin, la zone restante marie revêtement en sol souple et béton désactivé. Cette dernière est aménagée pour permettre aux habitants d’avoir accès à une zone de repos ou d’activités adaptées. »

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(c) SIE
Grâce au revêtement en sol souple, les résidents ont accès à un lieu de repos et d'activités physiques.

Terrasse sur deux niveaux

La terrasse du R+2 s’appréhende, quant à elle, à la manière d’un patio conçu sur deux niveaux. En périphérie, un platelage bois surplombe de 80 cm le centre et sa partie jardin associée à une zone circulable en béton désactivé. « Le platelage bois n’a pas ici vocation à être accessible, précise Nicolas Blairy. Son rôle est avant tout esthétique. »

Enfin, les toitures-terrasses des trois bâtiments ont bénéficié d’un système de végétalisation.

Les procédés d’étanchéité mis en œuvre dépendent de l’usage de chaque partie de la terrasse. Ainsi, si le pare-vapeur et les 160 mm d’épaisseur d’isolant en polyuréthane sont communs à toutes, l’étanchéité bicouche bitumineuse est traitée anti-racine sous la terre végétale et renforcée sous le béton désactivé et le sol souple, avec interposition de couches drainantes et filtrantes. « Ce dernier a également été posé sur une couche de concassé. » Une opération classique au premier abord mais qui a nécessité quelques adaptations, notamment en raison du fait que les dalles porteuses avaient été sous-dimensionnées et ne permettaient pas l’apport de charges trop importantes. « Afin de réduire au maximum l’épaisseur du revêtement en béton désactivé, nous avons créé une forme de pente avec l’ajout de trois épaisseurs d’isolant en polystyrène extrudé incompressible et imputrescible au-dessus de l’étanchéité. » Les lits de 80, 40 et 20 mm d’épaisseur ont été mis en œuvre en escalier, du plus épais au moins épais en direction des évacuations d’eau pluviales.

La problématique du sous-dimensionnement de la dalle porteuse s’est également posée pour les trois toitures-terrasses végétalisées de 400 m² du R+5. « Des rouleaux précultivés étaient prévus à l’origine. Trop lourds, nous avons finalement eu recours à l’installation d’un système plus fin et dont le substrat assure les fonctions drainantes et filtrantes indispensables au bon fonctionnement de la toiture végétalisée. »

L’ensemble sera livré prochainement.

Les intervenants

Maître d’ouvrage : EMH

Maître d’œuvre : Atelier du Pont architectes

Entreprise d’étanchéité : SIE

Les produits

Membranes d’étanchéité : Hyrène 25/25 TS + Force 3000 (Axter)

Isolant : Utherm roof (Unilin)

Végétalisation : Végétoit

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