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Une étude du think tank spécialisé Ember souligne qu'en Europe, le solaire a été la seule source d'énergie à avoir été plus performante en juin et juillet qu'en dehors des périodes de très forte chaleur. La hausse de la production a été de 17 % en France. 

Avec les vagues de chaleur augmentent les besoins en énergie en raison notamment du recours massif à la climatisation. Mais "les effets de la chaleur extrême sur les systèmes électriques vont au-delà de la hausse de la demande, soulignent les auteurs de l'étude.Tous les modes de production d'électricité sont touchés, ce qui risque de restreindre l'approvisionnement. Les équipements du réseau sont également soumis à des limites thermiques. Les lignes électriques aériennes, par exemple, peuvent transporter moins d'électricité lorsque la température ambiante est élevée, et d'autres équipements, tels que les transformateurs du réseau, peuvent surchauffer". Sans parler des centrales nucléaires. "La vague de chaleur pourrait avoir affecté jusqu'à 18 % de la capacité nucléaire française, contre une estimation de 15 % lors de l'épisode de chaleur de juin 2025."

Tous ces impacts ont une autre conséquence : la hausse du prix de l'électricité avec des chiffres parfois spectaculaires : + 119 % en Hongrie et + 44 % en France. 

Le seul à sortir gagnant de cette situation, c'est bien le photovoltaïque qui a bénéficié d'un temps clair et ensoleillé. Comparés à des mois de juin et juillet "classique", la production solaire a augmenté en France de 17 %. Du jamais vu. "Elle et a contribué à stabiliser les réseaux européens cet été. En juin et juillet, elle a fourni 25 % de l'électricité de l'UE, un niveau jamais atteint auparavant. Cette production accrue a permis de limiter la hausse des prix en journée." 

Autre avantage : le bon timing. "Cette production coïncide largement avec le pic de demande d'électricité lié à la climatisation. Lors de la vague de chaleur de juin, Ember a estimé qu'une installation solaire résidentielle typique au Royaume-Uni produisait suffisamment d'électricité pour alimenter le climatiseur d'un foyer moyen pendant cinq heures."