"Les signaux de reprise sont réels, souligne l'organisation professionnelle avec, à la fin février 2026, une augmentation de 31,4 % des logements autorisés et de 14,7 % des logements mis en chantier." Les locaux non résidentiels ont également connu une progression. En parallèle, les défaillances d'entreprises ont légèrement reculé (-1,3 %). "Cette embellie est portée par une demande soutenue et des dispositifs publics incitatifs, comme la loi Jeanbrun ou le statut du bailleur privé."
C'est mieux, oui, mais la FFB Grand Paris insiste également sur les "fragilités persistantes" qui modèrent largement l'enthousiasme et menacent même la reprise. En cause : la hausse des coûts des matériaux (réduisant la rentabilité et l’accessibilité), la RE2020 applicable au tertiaire (alourdissant les coûts), et les conflits internationaux (perturbant les chaînes d’approvisionnement et les prix de l’énergie). Côté entretien-rénovation, il recule de 1,8 % (fin 2025), freiné par les coûts, la pénurie de main-d’œuvre et les interruptions des aides, malgré les CEE.
Parmi les solutions pour consolider la tendance, l'organisation professionnelle préconise d’accélérer les procédures, de stabiliser les aides (MaPrimeRénov’, CEE) dans une programmation pluriannuelle, de former les salariés pour la transition énergétique et de créer un observatoire des coûts des matériaux et de l’énergie. "Le dispositif Relance Logement (loi Jeanbrun) apporte un espoir avec l’assouplissement pour l’ancien et l’éligibilité de l’individuel (hors neuf). La Fédération régionale demande d’étendre ce dispositif au neuf dans l’individuel pour atteindre l’objectif de plus de 81 000 logements chaque année à l’horizon 2035, et souligne la nécessité d’éviter les trous d’air entre les programmes ANRU et de faciliter l’accès des TPE-PME aux marchés publics."