Les crises se suivent et se ressemblent pour le logement. Après le Covid et la guerre en Ukraine, c'est au tour du conflit au Moyen-Orient de plomber la conjoncture pour le secteur : flambée du coût des matériaux, remontée des taux d’intérêt, climat anxiogène pour les ménages. 

"À chaque épisode, le marché chute encore plus bas. Le 1er trimestre 2026 ne fait pas exception : les réservations reculent de 14,3 %", souligne la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) qui ajoute : "les particuliers, inquiets, n’achètent pas. Et cette fois, les bailleurs sociaux, affaiblis en fonds propres, ont moins d’appétence pour les ventes en bloc, lesquelles s’effondrent de 35 %". La reprise des ventes aux investisseurs (+22,8 %), "sans doute portées par le tout nouveau statut du bailleur privé", ne suffit pas. 

Pour Pascal Boulanger, président de la FPI : "Nous vivons un jour sans fin : à chaque crise, le marché du logement neuf chute à un niveau plus bas que le précédent. Pourtant, tous les leviers d’une reprise sont aujourd’hui réunis : un projet de loi « Relance Logement » en préparation, un statut du bailleur privé qui s’installe. Mais aucun ne pourra produire ses effets tant que durera la guerre au Moyen-Orient."