Le 13è baromètre des énergies renouvelables électriques en France a été publié par Oberv'ER il y a quelques jours. Après les records battus de 2021, le nombre de d'installations enregistrées en 2022 ne répond plus aux espérances, ni aux objectifs affichés pour 2023 et encore moins pour 2028. 

"À la fin des à premiers mois de 2022, il y avait 1 764 MW nouvellement raccordés, soit un recul de 22 % par rapport à 2021", annonce le document. Trop peu pour atteindre les 20,1 GW à la fin 2023 ou les 35,1 GW minimum en 2028.

Néanmoins, tous les segments de marché ne sont pas logés à la même enseigne. Le nombre installations de moins de 9 kW poursuit sa croissance régulière avec 119 MW raccordés sur les 6 premiers mois de 2022. La raison : "le fort engouement pour l'autoconsommation qui représente 90 % des opérations faites sur ce segment". La tranche des toitures de 100 à 250 kW connaît également une bonne dynamique grâce notamment à l'obligation de mettre du solaire sur les entrepôts, hangars et parkings neufs et au rehaussement de 100 à 500 kW du seuil du guichet ouvert pour les bâtiments, hangars et ombrières. 

Pour Observ'ER, ce ralentissement est dû à la hausse des prix des matières premières mais aussi à la politique intérieure chinoise qui met à l'arrêt les usines en cas de dépassement des seuils d'émissions de CO2. Le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables en cours de discussion à l'Assemblée devrait proposer des mesures pour inverser la tendance.