Une cinquantaine d'acteurs publics et privés a été auditionnée permettant de lister atouts et inconvénients du dispositif et d'ainsi mieux comprendre les freins à son développement. Son utilité pour la décarbonation est connue et reconnue. Il mobilise toute la chaîne immobilière et permet à la fois une meilleure connaissance du parc tertiaire national et le partage d'une culture de la performance énergétique.
Néanmoins, sa complexité fait retomber un peu l'enthousiasme. la plateforme Operat est jugée peu intuitive avec une collecte et un enregistrement des données fastidieux et peu automatisé voire incohérent. Résultat, les assujettis se démobilisent, qu'ils soient acteurs du tertiaire diffus ou grands utilisateurs ou propriétaires. -20 % de déclarations ont été constatées entre 2021 et 2023. Sont également critiqués le chevauchement et le manque de cohérence des réglementations (DEE, DPEB, ZAN…).
Ces conclusions sont compilées dans un rapport du comité d'engagement pour la performance des bâtiments tertiaires qui dévoilent également trois pistes "pour un dispositif plus simple, lisible et efficace" :
- fluidifier et fiabiliser la collecte des données, en passant notamment par l'utilisation du Référentiel national bâtiment (RNB), la réduction des sous catégories, la remontée des consommations via les gestionnaires de réseau… Pour au final obtenir des données fiables et gagner du temps ;
- simplifier l'usage d'Opérat et adopter une logique immobilière en replaçant, par exemple, le bâtiment comme unité principale de déclaration et de pilotage. L'objectif : "ancrer le DEET dans une logique concrète et homogène : un immeuble, une donnée, une trajectoire" ;
- préparer la trajectoire 2040 et 2050 pour donner de la visibilité, et créer un cadre cohérent.