Le salon de l’étanchéité et du bardage, organisé par la CSFE avec le soutien de la SMABTP, se tient les 25 et 26 mars au Matmut Stadium à Lyon. Une seconde édition placée sous le signe de l’ambition et de l’ouverture pour montrer au plus grand nombre que l’étanchéité ouvre un vaste champ des possibles tant en termes de traitement que d’exploitation des toitures-terrasses. Interview croisée avec Gérald Faure, président de la CSFE et Sinicha Knézévic, président de sa commission communication.

 
 

Étanchéité.Info Pourquoi avoir lancé un salon dédié à l’étanchéité ?

Sinicha Knézévic Les métiers de l’étanchéité sont souvent perçus comme pénibles ou peu valorisants. Cette vision est très réductrice, car elle ne considère ni les compétences de nos compagnons ni la richesse des usages des toitures-terrasses, qu’il s’agisse d’accessibilité, de végétalisation, de photovoltaïque… Pour faire évoluer les mentalités, il était nécessaire de disposer d’une vitrine mettant en lumière nos savoir-faire, à la fois auprès des acteurs de l’acte de construire et du grand public, en particulier des jeunes générations. L’organisation d’un salon répond pleinement à ces ambitions.

Gérald Faure Il n’a pas été facile de convaincre au sein de la profession car il s’agissait d’engager les ressources de nos adhérents sans garantie de retour sur investissement. Mais Sinicha, initiateur du projet, a tenu bon. Je lui ai fait entièrement confiance et les équipes mobilisées se sont impliquées à 100 %. Je citerai notamment les permanents de la CSFE mais aussi La Fédération régionale du bâtiment Auvergne Rhône-Alpes.

E.I. Quel bilan et quels enseignements avez-vous tiré de la première édition de 2024 ?

G.F. Le succès a été immédiat. Nous l’avons constaté dès la phase de commercialisation des stands. Les sceptiques se sont déplacés en observateurs. Ils ont été convaincus et ont signé pour la deuxième édition.

S.K. En effet, nous avons dépassé nos objectifs ! Sur les deux jours de salon, nous avons recensé 38 stands et 1 500 visiteurs. Surtout, nous avons constaté des typologies de fréquentation très diverses, bien plus étendues que lors de notre convention annuelle étanchéité-bardage. Nous avons recensé un grand nombre de collaborateurs, de maîtres d’œuvre mais aussi du grand public. Et ce malgré le plan Vigipirate renforcé déclenché le jour du salon.

G.F. Les retours post-salon étaient vraiment enthousiastes. Rien que le lendemain, nous avons reçu une centaine de mails de satisfaction nous demandant quand était la prochaine édition.

E.I. Elle se tient donc les 25 et 26 mars prochains, toujours à Lyon. Avez-vous quelques estimations sur le nombre d’exposants et de visiteurs ?

S.K. Tous les stands sont vendus, la majorité aux industriels du secteur mais également à quelques entreprises. Il y a aura donc 49 exposants pour quelques 2 000 visiteurs attendus. L’élan créé par la première édition se confirme cette année.

E.I. Quelle programmation leur sera proposée ?

G.F. Tout d’abord, à noter que cette année, la CSFE tiendra son Assemblée générale annuelle sur le salon le 25 mars à 9h30 et le même jour, sa soirée des adhérents de la CSFE au grand réfectoire de l’Hôtel-Dieu. Les adhérents qui se déplacent habituellement sur cet événement pourront ainsi également participer à Top of the Roof.

S.K. Pour les professionnels, les deux journées seront rythmées par toute une série de conférences aux thématiques ciblées pour être au plus proches des enjeux auxquels sont confrontés les acteurs du secteur. Seront ainsi abordés aussi bien la sinistralité, avec notre partenaire sur l’événement SMABTP, que la surélévation, les atouts de la végétalisation, le potentiel d’innovation, les revêtements réflectifs ou la conception bioclimatique…

Deux moments forts marqueront également le salon : les Trophées de l’innovation le 25 mars au matin et, le lendemain, en clôture, la signature d’une convention nationale entre l’OPPBTP et la CSFE.

L’ensemble du programme est disponible sur le site internet www.topoftheroof.fr.

E.I. Cette édition est également placée sous le signe de la jeunesse…

S.K. Effectivement. Pendant toute la journée du 26 mars, des groupes scolaires et des jeunes seront accueillis et encadrés pour découvrir les métiers de l’étanchéité. Deux influenceurs ainsi que des apprentis seront présents pour échanger sur la profession. Les étudiants pourront également assister à des démonstrations de pose sur une maquette géante, manipuler un chalumeau sans flamme ou encore participer à un quiz avec gain de goodies à la clé.

G.F. À ce jour, 180 élèves de trois collèges et deux lycées ont d’ores et déjà répondu présents. Nous espérons, évidemment qu’ils seront encore plus nombreux le jour J mais cette mobilisation est déjà un succès.

E.I. Une édition 2028 est-elle d’ores et déjà prévue ?

G.F. Bien sûr. Le bardage, la végétalisation, les métiers du photovoltaïque et les activités connexes seront particulièrement mis à l’honneur.

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