L'organisation professionnelle salue la mesure de renforcer les moyens humains en préfecture pour réduire les délais de traitement des titres de séjour annoncée par le ministre de l'intérieur. Et souligne les difficultés que ces lourdeurs administratives font subir aux entreprises du bâtiment et à leurs salariés.

"Le bâtiment francilien est confronté depuis plusieurs années à une pénurie structurelle de personnel qualifié. Dans ce contexte, les salariés étrangers en situation régulière sont pleinement intégrés aux équipes et aux chantiers des entreprises. Le renouvellement de leurs titres de séjour génère trop souvent des retards administratifs qui peuvent conduire à la rupture du contrat du salarié, faute de titre valablement renouvelé dans les délais, précise la FFB Grand Paris dans un communiqué de presse. Les salariés concernés et les employeurs de bonne foi, pourtant en règle avec leurs obligations déclaratives, se retrouvent ainsi dans une insécurité juridique inacceptable."

Une situation qui a des impacts directs sur la capacité des entreprises à tenir leurs engagements contractuels. "Le secteur ne peut pas se permettre de devoir brutalement se séparer des salariés expérimentés sur des chantiers en raison d'un simple retard administratif."

Pour l'organisation professionnelle, il faudrait :

- garantir un traitement prioritaire des dossiers de renouvellement pour les salariés en poste, avec un engagement sur des délais maximaux opposables ;

- mettre en place un mécanisme de récépissé automatique de travail permettant à l'employeur de maintenir le salarié en activité pendant toute la durée de l'instruction ;

- ouvrir un canal de dialogue direct entre les fédérations professionnelles et les services préfectoraux en Île-de-France, afin de traiter en temps réel les situations bloquantes sur chantiers.