Le 8 octobre dernier s’est tenu dans les locaux de l’ESTP à Cachan un colloque organisé par l’Association de la végétalisation du bâti et des infrastructures (Adivet) sur la thématique de la lutte contre les îlots de chaleur urbains (ICU).

Pendant une journée, des experts issus du monde professionnel, scientifique et de la recherche se sont succéder à la tribune pour définir, expliquer, échanger, partager leus expériences et proposer des solutions pour adapter la ville aux périodes de canicule. Un programme dense et technique autour des apports du végétal dans l’effet de rafraîchissement.

Définition des ICU, de leurs causes mais surtout des solutions qui peuvent être mises en place pour, au moins, en atténuer les effet. Le végétal y tient évidemment une place considérable grâce à ses capacités, entre autres, d’évapotranspiration et d’ombrage. Les études le concernant sont nombreuses que ce soit au sein des collectivités, des laboratoires de recherche, des entreprises, des industriels, des architectes…

Parmi les grands enseignements à retenir : sans disponibilité suffisante en eau pour le végétal, les effets rafraichissant générés par l’évapotranspiration des plantes sont nuls. La surface foliaire est également déterminante tout comme la possibilité pour le végétal de développer son système racinaire.

Evidemment, le verdissement de la ville ne peut, à lui seul, résoudre le problème, d’autant que ses effet se ressentent à une échelle plutôt limitée (bâtiment, piéton…). Repenser la mobilité, la morphologie urbaine, la captation d’eau potable… entrent également dans l’équation.